Submergée ou comment j’apprends à surfer

J’aurais aimé  vous dire que je suis un peu fatiguée pour expliquer ma longue absence… j’aimerais  être  juste « fatiguée ». En réalité  je suis épuisée,  vidée,  rincée,  exténuée
Je pense avoir été happée dans une sorte de tourbillon temporel ! Tout s’enchaîne, les mêmes tâches reviennent en boucle et j’ai la sensation d’être aspirée sans avoir le temps de respirer.

Submergée

J’ai l’étrange sensation d’être ensevelie par un raz de marée, emportée par un courant, submergée par une vague immense.
Il est loin mon verre d’eau !! Alors ce soir, c’est  un article très  personnel, mais je vous rassure tout de suite, je vais bien !

Qui dit septembre dit « rentrée ».  Elle a été positive!

PapaCoq a repris le chemin du travail avec enthousiasme. LaCrapule a retrouvé ses amis et leur « club »de protection de la nature. Elle a repris le solfège, la guitare et les devoirs. Elle a exprimé  le souhait de faire du « multi-sports » le mardi soir pour se dépenser.
Le MiniMoy a envie d’apprendre encore et toujours, se dépense comme un fou avec ses copains un peu trop peut-être . Lui aussi a repris le chemin de son activité et a retrouvé sa raquette de tennis avec joie.
La MiniMiss a fait sa première rentrée à l’école en souriant et les yeux écarquillés de voir les camarades pleurer… elle ne comprend pas… Elle prend de l’assurance et aime nous le faire savoir. Elle  joue à la princesse jour et nuit et se déguise dès qu’elle  le peut.
Le SiMignon a retrouvé le sourire et la parole depuis qu’il déguste de bonnes purées de légumes et des compotes. Il gazouille en arrivant chez la nounou et rit aux éclats en retrouvant les 3 grands le soir ! Il a été  un peu malade mais sa première dent a fait son apparition  ;-). S’il  continue à gigoter toujours autant, il va bientôt  finir par ramper.
Et au milieu de ce joyeux meli-melo de rentrée, il y a moi. Et franchement je dois faire peur à voir. J’ai repris le chemin du travail le coeur léger et heureuse d’y retourner mais je suis épuisée.
Je vis heure par heure. J’ai du mal à anticiper, à endiguer le flot de linge que déverse la machine, je ne trouve plus le temps de me poser et je vis comme un calvaire la sonnerie de mon réveil.
Chaque dispute, chaque sonnerie de mon téléphone, chaque demande, chaque maman lancinant me fait sursauter et me crispe car j’ai peur qu’on me demande une nouvelle chose à faire alors que je n’arrive déjà pas à faire le strict nécessaire.
Je me sens noyée et incapable. Je me sens parfois harcelée  par les messages, les demandes plus ou moins chouinantes, les pleurs, la minuterie du four etc…

J’ai souvent parfois la sensation de ne pas savoir faire. L’impression  de ne pas être  à  la hauteur.  Dans ces moments là  je vois le quotidien comme une gigantesque vague qui m’engloutit.  Je me vois emportée  par le courant, incapable  de réagir…

Mais parfois, il y a des minutes à sauver, des bons moments où je m’autorise à savourer ce bonheur d’être si nombreux dans la famille et je me rappelle que tout ce qui m’envahit parfois fait aussi ma force et me porte.

Quand je m’écroule en listant tout ce que je n’ai pas réussi  à  faire dans ma journée,  quand je pleure de rage car tout m’échappe,  PapaCoq s’assoit et liste toutes les choses que j’ai  accompli dans ma journée.  Le week-end, il m’envoie  à  la sieste pour que je me repose et qu’il  puisse être  un peu tranquille aussi 😉. J’ai  la chance de pouvoir « m’accrocher » à  lui !

A 32 ans (enfin je crois) j’ai encore l’impression de grandir, j’ai la sensation d’avoir une force extraordinaire avec cette jolie famille qui m’entoure  (pas seulement mes 4 fantastiques et PapaCoq!), avec nos amis incroyables. J’ai  toujours mille projets dans la tête.  Alors même  si parfois c’est  difficile, il faut que j’accepte  de ne pas toujours être  à  100%. Je dois apprendre à faire des pauses. Il faudrait aussi  que je comprenne que mes journées ne font pas 72h 😆

Pour tout nouveau changement dans une vie, il faut une phase d’adaptation. Je crois qu’il faut juste que je prenne le temps de trouver mes marques dans notre vie à 6. Que les 4 fantastiques et PapaCoq trouvent aussi les leurs. Et ensuite nous pourrons reprendre  notre vie un brin désorganisée  et improvisée mais gérée. ☺

Alors ce soir, en vous écrivant tout cela, je mets des mots sur ce que je ressens et cela m’aide à  accepter ce passage un peu difficile et je réalise  que ce n’est que passager et déjà  je me sens un peu plus à  même  de repartir du bon pied  pour affronter  cette « vague » !

Reprendre pied

J’ai  des tas de petites bricoles à  vous montrer, des petits dessins à  réaliser alors j’ose  vous dire : A BIENTÔT!

Et puis merci aussi d’être  là  !

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13 réflexions sur “Submergée ou comment j’apprends à surfer

  1. Oh copine… j’adore ces dessins : la vague est musclée, mais elle est colorée et sacrément vivante ! Et pour tout ce que tu ressens… un de mes collègue m’envie car il trouve que « je surfe » à merveille… au boulot oui, certainement… mais à la maison… je comprend à 100% ce que tu ressens… et je le vis certainement à 75%… je fais très attention à ne pas couler, à garder la maîtrise, mais c’est au détriment du moindre temps pour moi (et de ma manucure, ma coupe de cheveux…)… J’ai un livre pour démarrer la méditation… je rêve de l’ouvrir mais j’ai pas le temps… j’aimerai aussi avoir le temps de voir les copains… alors je t’embrasse en passant, c’est déjà ça !

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  2. Courage Bouclette !!! La vie à 6 ça doit vraiment être quelque chose, et déjà qu’une rentrée c’est épuisant en soi, alors là je vois bien (grâce à ton dessin), tout ce que ça représente… Mais c’est vrai que ta vague elle est belle, colorée… Certes il y a bcp de tâches répétitives, mais il y a cette petite phrase dite par un ami prêtre-dominicain-prof et donc ami (tout ça dans la même personne !!!) dans un documentaire (« Un homme libre », je ne sais pas si on peut le trouver, mais si je peux je t’envoie une copie pour t’offrir une pause 😉 qui dit : « chaque jour je nais, chaque jour je commence à vivre »… Moi ça m’aide… alors je passe le message !!! Des gros gros bisous

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  3. Super cet article, ici aussi j’ai l’impression d’être sous l’eau. Je passe mon temps à ranger et l’appart reste un chantier. Et j’ai qu’un bébé moi… Donc à 4 je veux même pas imaginer !!!!
    J’ai pas de solution miracle, à part essaye de prendre du temps pour toi, tu seras autant à retard à côté mais ça te fera du bien et t’aidera à rester sur la planche ! Plein de courage 🙂

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  4. Chaudoudoux ❤
    Je comprends tout à fait ce que tu veux dire … J'ai du m'adapter au nouveau rythme de mes enfants, entre collège, primaire et maternelle. Et comme je travaille à la maison, je culpabilise de ne pas aller récupérer mon collégien dès qu'il finit les cours (et il finit beaucoup trop tôt). Du coup, j'ai l'impression de passer mon temps sur la route, à faire des aller-retours.

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  5. Bon, tu n’es pas la seule (et j’en ai un de moins par rapport à toi), j’ai l’impression d’être noyée sous la tâche également 😦 courage !!!

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  6. Merci pour ce post ! Qu il est difficile d admettre qu on ne peut pas gérer tout comme on le souhaiterait ! Je suis passée par ce sentiment (et encore maintenant ☺). Je t embrasse

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