Mon acolyte, le syndrome de l’imposteur

Depuis 3 jours je suis en formation. Une formation qui m’intéresse, me booste. Le formateur a commencé par nous remercier d’être là puis il a dit une phrase du genre « si vous êtes là c’est que vous avez été reconnus, que vous êtes exceptionnels. » Derrière mon ordi, j’ai eu un petit sourire en coin, celui qu’on réserve quand on écoute quelqu’un qui parle mais qu’on n’y croit pas. Qu’on le trouve bien gentil à essayer de nous faire plaisir…

Puis il a insisté. Il l’a redit. Encore. Puis encore. Il y croyait vraiment. Il ne voulait pas nous séduire, juste nous le dire sincèrement. Nous étions géniaux. Nous étions des modèles. Nous étions choisis parmi d’autres. Nous étions exceptionnels. Il était là derrière son bureau, derrière son écran et il était sincèrement heureux de nous voir, de nous rencontrer, de nous former…

Après 1h, j’ai fini par envoyer un sms à PapaCoq pour lui partager ma surprise et surtout le début d’angoisse qui pointait… je ne suis pas sûre, vu sa réponse, qu’il ait compris que j’avais besoin qu’il me dise de quitter cette formation au plus vite…

Puisque personne ne semble prendre conscience que je ne suis pas vraiment à ma place, peut-être qu’il va me falloir les écouter. Peut-être que s’ils croient en moi, je devrais m’y mettre aussi ? Heureusement qu’il est prévu une séance de « comment donner confiance aux autres » lors de cette formation, cela va m’être utile 🤣

J’ai beau avoir des marques de confiance chaque jour, je me dis toujours que les gens le font par gentillesse, amour ou pitié mais jamais parce qu’ils y croient 😅 (et je ne dis pas ça pour qu’on me dise « mais si, t’es au top… », juste pour partager un peu le chaos de ma tête). Quand je réalise que j’ai fait quelque chose de bien, je ne me dis jamais que c’est parce que je suis quelqu’un de bien mais que c’est juste normal de le faire.

Je vous écrit en direct du métro car je vais poursuivre ma formation en présentiel. Peut-être vont-ils se rendre compte? L’avantage c’est que j’aurai révisé les gestes des 1er secours pour me rappeler comment on se met en PLS et vous faire ce petit dessin pour illustrer mes propos.

Mais dites moi, vous aussi parfois vous avez l’impression que le regard que les gens portent sur vous est différent de votre auto-jugement ?

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La cabane au fond du jardin… ou presque

Voilà des mois que je n’ai pas écrit ici… le rythme est dense, intense et passionnant par ici.

Il y a eu des confinements successifs pour beaucoup d’entre vous et un semblant de vie normale pour les enfants et nous deux dans nos écoles. Et pourtant rien n’était vraiment pareil. En fin d’année, il y a eu le brevet de LaCrapule puis de douces vacances d’été.

La rentrée a été surprenante. Nous savions qu’avec une entrée en seconde, une entrée en sixième, une entrée en cycle 3 et une entrée en CP nous aurions des nouvelles routines à installer, des changements à opérer dans la planification des horaires et trajets, dans l’organisation des devoirs.

Nous avions anticipé que le stress pouvait apparaître chez l’un ou l’autre, mais pour autant, ce n’est pas simple à accompagner dans le tourbillon du quotidien. Le stress de l’organisation de chacun, des devoirs incompréhensibles (ou pas, mais parfois cela leur semble insurmontable à cause de la fatigue de la journée…). Les nouveaux horaires à retenir mais les emplois du temps qui changent d’heure en heure…

Et puis on y a ajouté un peu de blessures et une carte de fidélité aux urgences pour pimenter un peu cette rentrée. Une belle fracture pour le SiMignon la veille de la rentrée avec un plâtre jusqu’au coude. Heureusement qu’il s’est cassé le « bon bras » et qu’il a pu écrire ces premiers mots avec application. Mais nos divers allers-retours aux urgences pour chute et rechute sur le plâtre ont bien entamé notre capital sommeil. La MiniMiss a eu de belles allergies et s’éveillaient la nuit ne pouvant plus ouvrir les yeux tellement ils étaient gonflés… ou bien c’était les plaques de boutons sur tout le corps… Puis le MiniMoy s’est fait une entorse au doigt en voulant jouer au basket et LaCrapule a parfois agonisé au fond de son lit en gérant sa fièvre comme elle le pouvait… Bref, les vacances étaient les bienvenues !

Avec tous ces petits tracas du quotidien, j’ai parfois peiné à trouver le temps de créer et de prendre du temps de qualité avec les enfants (parce qu’infirmière ça compte mais c’est pas non plus le rêve…)

Alors on a enfin mis notre plan rêvé depuis des mois à exécution. Réaliser une cabane !

Les enfants rêvaient depuis toujours d’une cabane rien qu’à eux. Avec l’image des tous les livres lus avec une cabane perchée en haut d’un arbre.

Plutôt que d’attendre d’avoir l’arbre idéal pour y percher une cabane, on a fait comme souvent, avec les moyens du bord ! On avait repéré avec le MiniMoy qu’avec un peu de débroussaillage, on pouvait dégager un bel espace sous le sapin devant la maison.

Alors on a dit au revoir à la projection de cabane au fond du jardin et à celle d’une cabane perchée pour se lancer dans un grand désherbage avec la scie, l’élagueur et le sécateur. Chacun a pu participer.

On a été récupérer des palettes chez mes parents. Merci à eux !

Un week-end,  nous avons mis en place les palettes au sol et une en guise de mur, on y a fixé des cageots, pour faire des tables et une étagère.

On a fabriqué un vase, trouvé des solutions pour empêcher les palettes de bouger, balayé, ratissé les alentours, fixé des ficelles pour tendre de vieux draps en guise de murs. Nous avons démêlé les guirlandes de fanions qui leur avaient été offertes après l’Euro et nous avons pu officiellement déclarer la cabane ouverte.

Les enfants se réjouissent à présent d’aller y déguster leurs sandwichs des mercredis trop speed et de gagner quelques minutes au grand air quand ils s’y installent pour goûter.

Leur cabane tant rêvée a même résisté à la tempête.  On en est assez fiers ! (On a surtout eu un peu peur que le mur en palette se soit écroulé ou pire  que les draps s’envolent et provoquent des catastrophes sur la route)

Je suis heureuse d’avoir pu leur offrir ce moment de création en famille pour coopérer, réfléchir et nous amuser ensemble et heureuse de les voir jouer ensemble, rêver, imaginer et grandir.

Alors cette cabane n’enlèvera rien au tourbillon du quotidien mais elle nous a offert et nous offrira encore de doux moments de vie ! Je vous souhaite des cabanes dans vos vies pour y rire et aimer vos proches !