Recharger les batteries

Hier j’ai posté ce petit dessin sur instagram, puis j’ai eu envie de le poser ici aussi. Pour en garder une trace plus pérenne.

En ce moment la vie est un tourbillon. Les enfants ont besoin de nous plus que d’habitude. Ils sont épuisés. Ils sont malades aussi… et ils ne font pas les choses à moitié… il y a leurs classes qui ferment, des classes fermées dans l’école de PapaCoq, des collègues absentes, ma classe qui s’amuse à fermer, réouvrir et refermer, les élèves cas contacts… il y a eu une semaine de formation dense, intense et passionnante alors mon cerveau bouillonne et ne parvient pas à retrouver du calme.

Bref, prendre le temps d’une micro pause dans le quotidien est un réel besoin. Je ne retrouve plus l’illustration que j’ai vue qui m’a inspiré ce dessin de nous 2. Mais je peux vous dire que la câlin-thérapie est excellente pour la santé mentale !!

On peut ajouter à la liste des médicaments pour la santé mentale : la familles, les instants entre amis,des collègues en or,la broderie, la lecture, un bon repas…

Et vous faites comment vous pour tenir?

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Mon acolyte, le syndrome de l’imposteur

Depuis 3 jours je suis en formation. Une formation qui m’intéresse, me booste. Le formateur a commencé par nous remercier d’être là puis il a dit une phrase du genre « si vous êtes là c’est que vous avez été reconnus, que vous êtes exceptionnels. » Derrière mon ordi, j’ai eu un petit sourire en coin, celui qu’on réserve quand on écoute quelqu’un qui parle mais qu’on n’y croit pas. Qu’on le trouve bien gentil à essayer de nous faire plaisir…

Puis il a insisté. Il l’a redit. Encore. Puis encore. Il y croyait vraiment. Il ne voulait pas nous séduire, juste nous le dire sincèrement. Nous étions géniaux. Nous étions des modèles. Nous étions choisis parmi d’autres. Nous étions exceptionnels. Il était là derrière son bureau, derrière son écran et il était sincèrement heureux de nous voir, de nous rencontrer, de nous former…

Après 1h, j’ai fini par envoyer un sms à PapaCoq pour lui partager ma surprise et surtout le début d’angoisse qui pointait… je ne suis pas sûre, vu sa réponse, qu’il ait compris que j’avais besoin qu’il me dise de quitter cette formation au plus vite…

Puisque personne ne semble prendre conscience que je ne suis pas vraiment à ma place, peut-être qu’il va me falloir les écouter. Peut-être que s’ils croient en moi, je devrais m’y mettre aussi ? Heureusement qu’il est prévu une séance de « comment donner confiance aux autres » lors de cette formation, cela va m’être utile 🤣

J’ai beau avoir des marques de confiance chaque jour, je me dis toujours que les gens le font par gentillesse, amour ou pitié mais jamais parce qu’ils y croient 😅 (et je ne dis pas ça pour qu’on me dise « mais si, t’es au top… », juste pour partager un peu le chaos de ma tête). Quand je réalise que j’ai fait quelque chose de bien, je ne me dis jamais que c’est parce que je suis quelqu’un de bien mais que c’est juste normal de le faire.

Je vous écrit en direct du métro car je vais poursuivre ma formation en présentiel. Peut-être vont-ils se rendre compte? L’avantage c’est que j’aurai révisé les gestes des 1er secours pour me rappeler comment on se met en PLS et vous faire ce petit dessin pour illustrer mes propos.

Mais dites moi, vous aussi parfois vous avez l’impression que le regard que les gens portent sur vous est différent de votre auto-jugement ?

La cabane au fond du jardin… ou presque

Voilà des mois que je n’ai pas écrit ici… le rythme est dense, intense et passionnant par ici.

Il y a eu des confinements successifs pour beaucoup d’entre vous et un semblant de vie normale pour les enfants et nous deux dans nos écoles. Et pourtant rien n’était vraiment pareil. En fin d’année, il y a eu le brevet de LaCrapule puis de douces vacances d’été.

La rentrée a été surprenante. Nous savions qu’avec une entrée en seconde, une entrée en sixième, une entrée en cycle 3 et une entrée en CP nous aurions des nouvelles routines à installer, des changements à opérer dans la planification des horaires et trajets, dans l’organisation des devoirs.

Nous avions anticipé que le stress pouvait apparaître chez l’un ou l’autre, mais pour autant, ce n’est pas simple à accompagner dans le tourbillon du quotidien. Le stress de l’organisation de chacun, des devoirs incompréhensibles (ou pas, mais parfois cela leur semble insurmontable à cause de la fatigue de la journée…). Les nouveaux horaires à retenir mais les emplois du temps qui changent d’heure en heure…

Et puis on y a ajouté un peu de blessures et une carte de fidélité aux urgences pour pimenter un peu cette rentrée. Une belle fracture pour le SiMignon la veille de la rentrée avec un plâtre jusqu’au coude. Heureusement qu’il s’est cassé le « bon bras » et qu’il a pu écrire ces premiers mots avec application. Mais nos divers allers-retours aux urgences pour chute et rechute sur le plâtre ont bien entamé notre capital sommeil. La MiniMiss a eu de belles allergies et s’éveillaient la nuit ne pouvant plus ouvrir les yeux tellement ils étaient gonflés… ou bien c’était les plaques de boutons sur tout le corps… Puis le MiniMoy s’est fait une entorse au doigt en voulant jouer au basket et LaCrapule a parfois agonisé au fond de son lit en gérant sa fièvre comme elle le pouvait… Bref, les vacances étaient les bienvenues !

Avec tous ces petits tracas du quotidien, j’ai parfois peiné à trouver le temps de créer et de prendre du temps de qualité avec les enfants (parce qu’infirmière ça compte mais c’est pas non plus le rêve…)

Alors on a enfin mis notre plan rêvé depuis des mois à exécution. Réaliser une cabane !

Les enfants rêvaient depuis toujours d’une cabane rien qu’à eux. Avec l’image des tous les livres lus avec une cabane perchée en haut d’un arbre.

Plutôt que d’attendre d’avoir l’arbre idéal pour y percher une cabane, on a fait comme souvent, avec les moyens du bord ! On avait repéré avec le MiniMoy qu’avec un peu de débroussaillage, on pouvait dégager un bel espace sous le sapin devant la maison.

Alors on a dit au revoir à la projection de cabane au fond du jardin et à celle d’une cabane perchée pour se lancer dans un grand désherbage avec la scie, l’élagueur et le sécateur. Chacun a pu participer.

On a été récupérer des palettes chez mes parents. Merci à eux !

Un week-end,  nous avons mis en place les palettes au sol et une en guise de mur, on y a fixé des cageots, pour faire des tables et une étagère.

On a fabriqué un vase, trouvé des solutions pour empêcher les palettes de bouger, balayé, ratissé les alentours, fixé des ficelles pour tendre de vieux draps en guise de murs. Nous avons démêlé les guirlandes de fanions qui leur avaient été offertes après l’Euro et nous avons pu officiellement déclarer la cabane ouverte.

Les enfants se réjouissent à présent d’aller y déguster leurs sandwichs des mercredis trop speed et de gagner quelques minutes au grand air quand ils s’y installent pour goûter.

Leur cabane tant rêvée a même résisté à la tempête.  On en est assez fiers ! (On a surtout eu un peu peur que le mur en palette se soit écroulé ou pire  que les draps s’envolent et provoquent des catastrophes sur la route)

Je suis heureuse d’avoir pu leur offrir ce moment de création en famille pour coopérer, réfléchir et nous amuser ensemble et heureuse de les voir jouer ensemble, rêver, imaginer et grandir.

Alors cette cabane n’enlèvera rien au tourbillon du quotidien mais elle nous a offert et nous offrira encore de doux moments de vie ! Je vous souhaite des cabanes dans vos vies pour y rire et aimer vos proches !

Notre calendrier de l’Avent familial !

Il est 20h50 en ce lundi 30 novembre et je viens de garnir le calendrier de l’Avent avec les 4 douceurs prévues pour les enfants demain matin. Ce nouveau calendrier aura une saveur particulière cette année… c’est un sacré travail d’équipe que nous avons fait là !

L’an passé j’avais vu simple avec notre petit calendrier distibuteur de doux moments à vivre ensemble… les enfants m’ont fait remarquer qu’il nous restait beaucoup de bons à utiliser puisque nous n’avions pas pu les vivre en décembre dernier puisque j’étais au fond de mon lit avec un mal de dos inimaginable…

Cette année mon dos reste un problème récurent et quotidien qui pèse sur toute la famille… Alors quand mon nouveau kiné m’a demandé quel petit défi je voulais essayer de relever pour prouver à mon dos que j’étais capable de faire des choses, j’ai immédiatement pensé à un calendrier de l’Avent pour les enfants. Une façon pour moi de leur faire plaisir, de me faire plaisir et de leur dire que malgré la douleur et mon humeur qui en dépend je les aime fort et j’aime voir leurs yeux pétiller !

Les années précédentes je travaillais en secret la nuit pour leur confectionner une belle surprise mais cette année il a fallu revoir ma copie… pourtant j’y pense depuis des semaines, mais mon cerveau a eu du mal à se fixer sur un seul projet. Les jolies maisons de Jesus Sauvage et de MiniReyve sur instagram me faisaient rêver… j’ai aussi pensé à faire 4 piñatas en voyant celle de daphné be frenchie… mais cela ne me convenait guère pour satisfaire les 4 fantastiques… et mercredi j’ai enfin décidé de ce que je voulais.

Et jeudi, miracle de Noël, il y a eu une livraison à l’école avec de grands cartons que j’ai pu récupérer. Vendredi, j’ai cru que je ne pourrais pas aller au bout du projet tellement mon dos me faisait souffrir… Alors pendant notre petit dîner en amoureux ce soir là, j’ai demandé à PapaCoq s’il pouvait m’aider à le réaliser. Samedi matin j’ai proposé l’idée aux enfants qui étaient enthousiastes !

Mon bureau et le salon se sont transformés en usine. Ateliers découpage, peinture, dessin et collage… tout le monde a pu participer, donner son avis, essayer…

C’était chouette toute cette agitation ensemble ! Même LaCrapule a participé entre deux révisions en venant aider à installer et mettre en scène les personnages. On va retrouver des miettes de cartons partout pendant encore quelques semaines 😅

Derrière chaque personnages on a mis un pti rouleau de papier toilette pour faire un petit sac où je vais glisser leurs gâteaux préférés chaque jour !

Ce petit décor de fête égaye la maison et les enfants veulent continuer le projet ! La MiniMiss veut créer des bonbons et des sucre d’orge en cartons pour les coller sur la maison. Le SiMignon veut décorer le sapin et le MiniMoy imagine déjà de découper 24 cases dans la maison pour l’année prochaine…

C’était chouette ce projet à 12 mains ! On est tellement contents qu’on se demande si ça vaut le coup de faire un vrai sapin cette année !

Vivement demain ! Je vous souhaite un bel avent !

Le bleu de travail…

En septembre, avec le retour des jours un peu frais, je me suis penchée sur l’épineuse question de ma garde robe…

Mes vêtements sont devenus trop petits et il me fallait un nouveau pantalon. Alors j’ai été traîner sur le bon coin… je peux y passer des heures, une véritable passion, je clique sur les annonces d’objets surprenants puis sur le profil des vendeurs et je leur imagine une vie… (dites moi que vous aussi vous le faites !! )

Je suis tombée sur un bleu de travail et ce fût le coup de foudre ! Il me le fallait. J’ai été le récupérer quelques jours plus tard et j’ai sorti tous mes fils de broderie pour attaquer la customisation. Mais ce jour là, je n’ai pas trouvé l’inspiration… il a fallu des semaines avant qu’enfin elle arrive. Je gribouillais des pantalons sur chaque feuille qui me tombait sous la main, j’y ajoutais des motifs, des blagues, des citations… mais rien ne me satisfaisait pleinement… Et soudain, pendant les vacances de la Toussaint alors que je regardais les enfants dessiner, j’ai eu une idée. J’ai été flâner un peu sur pinterest pour adapter mon envie et j’ai enfin pu dessiner ce qui ornerait mon pantalon…

S’est ensuivi un débat pour décider où mettre le dessin… sur la cuisse avec une sorte de cadre ou bien sur le bas de mon pantalon… et enfin j’ai pu commencer à broder doucement, tout doucement. J’ai surtout broder le soir, c’était mon petit moment de méditation, une façon de me « pauser » et d’arrêter mon cerveau quelques minutes.

J’ai brodé mon hamac chéri que j’ai reçu à mon anniversaire 😍
Petit à petit

C’était aussi une façon de garder le cap malgré la fatigue, le protocole sanitaire, les élèves absents et surtout ce mal de dos qui me pourrit la vie !

Je suis contente d’avoir réussi à broder ce que je voulais et je suis fière de porter mon nouveau pantalon.

Je voulais refaire les poches car le tissu blanc fait un peu mal aux yeux mais la couture était trop complexe pour pouvoir les découdre et en refaire de plus jolies… alors j’ai sorti mes poscas et décoré l’intérieur 😉

Et voilà !! Et maintenant je rêve d’une salopette bleu de travail pour avoir un nouveau terrain de jeu !!

Je me suis aussi amusée à broder une vieille chemise en jean ! Mes élèves adorent quand j’écris au tableau et qu’ils peuvent lire ce petit message. Je les entends chuchoter, discuter à propos de cette phrase.

Les jours où mon « bleu de travail » est sale, je mets mon pantalon jaune. Acheté après une grossesse, il était devenu un peu grand… je le retrouve donc avec plaisir ! J’avais dessiné toutes ces maisons au posca et après de multiples lavages, il n’a presque pas bougé !

Il me reste encore un pantalon qui me va… que vais-je bien pouvoir faire dessus ??? Des idées ?

la petite robe marinièreS

 

On a tous un ou des vêtements que l’on adore mais qui finissent par être inutilisables pour diverses raisons.

Le jour où j’ai été obligée de « quitter » la marinière que PapaCoq m’avait offerte 10 ans auparavant pour cause de tâches, j’étais déçue et je n’ai pas pu me résoudre à la mettre dans les chiffons… Lire la suite

Chute de confinement…

Il y aurait beaucoup à dire sur le confinement que nous sommes en train de vivre… j’en ai envie mais les mots se bousculent dans ma tête et ce que nous vivons demande de l’énergie au quotidien. Entre la reprise du travail en « télétravail » pour assurer la continuité pédagogique et l’école à la maison, il y a du boulot. Sans compter tous les à cotés de cette situation inédite…

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Transports doux aux élections municipales…

Depuis quelques semaines nous recevons des tracts dans notre boîte aux lettres. J’avoue en jeter certains directement et j’essaye d’en lire un peu… mais je n’ai pas encore tout saisi du vocabulaire…

Ce serait sympa comme projet… non ? Mais développer les transports sans moteur c’est mieux je crois 😉