L’apprentissage de l’autonomie pour les parents…

Depuis son inscription au collège LaCrapule nous interroge souvent sur sa liberté à venir.

Aura-t-elle un portable? Avec de la 4G? Pourra-t-elle manger au McDo juste en face du collège une fois par mois? Est-ce qu’elle pourra rejoindre des copines après les cours? Comment rentrera-t-elle le soir?

Une foule de questions pour lesquelles nous n’avons pas encore de vraies réponses. On a bien articulé quelques timides « oui » mais nous ne savons pas trop où nous mettons les pieds… On se sent un peu novices et perdus dans ce domaine de la pré-adolescence, du collège et de l’autonomie!

Il y a quelques semaines, lors de nos multiples trajets du mercredi, elle m’a demandé si elle pourrait rentrer du tennis seule bientôt. Il faisait froid et gris, mon excuse était toute trouvée pour lui dire « non » sans entrer dans un long débat.

Puis elle l’a à nouveau demandé quand le temps s’est radouci… Nous venions de faire une virée chez decathlon pour lui acheter un casque de trotinette.

Un peu prise de court, j’ai dû accepter. Nous avons convenu qu’elle pourrait rentrer seule mais que  je ferais des allers/retours en voiture pour la rassurer sur son parcours (oui, vous pouvez lire pour me rassurer ). Maps prévoit quand même 20minutes à pied, c’est long, surtout pour un trajet que nous ne faisons qu’en voiture.

Avant de la laisser partir au tennis ce jour là, nous avons envoyé un message à PapaCoq. Il n’était pas rassuré. A tel point que c’est lui qui guettait LaCrapule à 18h.

A 18h25, elle appuyait gaiement sur la sonnette et franchissait le portail fièrement. « Tu vois maman, ça servait à rien de m’espionner à tous les coins de rue, je suis toujours en vie! »

On a été fiers et on a compté nos cheveux blancs ce soir là ;).

La semaine suivante, elle a réitéré sa demande mais il pleuvait des trombes d’eau. Nous nous en sommes réjouis avec PapaCoq, je l’avoue !

Mais le retour du soleil n’a guère arrangé notre affaire. Nous allions devoir grandir et faire preuve de maturité…

Alors mercredi quand LaCrapule a suggéré l’idée de rentrer seule avec son regard pétillant et son sourire malicieux, je n’ai pas pu dire non.

J’ai glissé dans sa poche un bout de papier avec nos numéros de téléphone et je l’ai laissé partir à son cours. Je suis resté sagement sur le canapé à l’attendre.

A 18h25, elle sonnait à nouveau fière et un peu fatiguée.

C’est à ce moment là que j’ai prévenu PapaCoq

Alors voilà, je crois qu’on devient grands, qu’on devient encore un peu plus parents.

Il va nous falloir grandir encore pour l’accompagner au mieux, il va nous falloir apprendre et faire du mieux que l’on peut.

Pour l’instant on essaye et cela semble lui convenir. Ouf !

L’apprentissage de l’autonomie c’est difficile pour eux, mais aussi pour nous qui la découvrons avec un nouveau regard !

Ces petits riens qui rendent la vie si jolie

Hier soir après la course folle travail, école, nounou, j’étais si exténuée que j’ai pris un bain puis je me suis couchée à 20h15…

Ce soir, j’étais à peu près dans le même état d’épuisement en récupérant les enfants. Ils réclamaient du gras, mardi-gras oblige… ils avaient envie de quick, Mc do et crêpes… bien loin des pâtes 3minutes que j’envisageais…😧

J’ai franchi le seuil de la maison en râlant, en grommelant et en me demandant comment j’allais tenir jusqu’au coucher. Alors j’ai mis un  dvd aux enfants pour être un peu tranquille pendant la préparation des pâtes. Puis en ouvrant le frigo pour trouver un accompagnement j’ai vu nos 6 derniers oeufs. 

En regardant les enfants j’ai eu envie de leur faire une surprise malgré mon immense fatigue et je me suis lancée dans une pâte à crêpes. 

Et c’est là que la magie a opérée… LaCrapule m’a rejoint dans la cuisine et m’a fait un long et doux câlin en voyant la surprise à  venir. Jaloux le SiMignon nous y a vite rejoint. Il a alors repéré le saladier et à  tendu son index accompagné  d’un grand « miam ».

Après qu’il ait goûté plusieurs fois la pâte, il m’a dit « moi t’aider maman ». 

Au bout de quelques minutes avec LaCrapule, nous lui avons confié un saladier avec un peu de farine et un petit fouet. Il nous a vite fait comprendre qu’il voulait aussi du lait et des oeufs. Il a obtenu une coquille vide et quelques  gouttes de lait.
Après avoir renversé quelques gouttes de sa tambouille au sol, je l’ai entendu dire « maman ocours » (maman au secours). J’ai ri en me disant que j’employais peut-être  trop cette expression en cuisine… (quand je vous disais que j’étais une blagueuse culinaire….) Il m’a ensuite apporté sa mixture pour que je la cuise puis est reparti heureux avec une crêpe. 
Crêpe qu’il prononce diète… une belle excuse pour en manger encore et toujours sans culpabilité. 😂

Happés par le film le MiniMoy et la MiniMiss n’avait rien vu de la préparation du repas. Leur joie et leurs câlins en voyant arriver le plateau ont participés à la magie de cette soirée!

Alors voilà, il suffit parfois d’un petit rien pour changer le cours de la soirée… un petit rien qui rend la vie encore plus belle et qui redonne un petit coup de boost !

Mais là… il faut vraiment queje file au lit… 😉

Si on m’avait dit… il y a 17 ans….

Si on m’avait dit ce soir là, devant la grille noire de mon immeuble, après une belle journée que ce baiser innocent allait changer ma vie, je n’y aurait pas cru.

Si quelqu’un  était passé  et m’avait dit que ce jeune homme au look particulier (l’adolescence hummmm 😵), avec son téléphone hyper moderne à clapet, avec ses lunettes trop grandes était l’homme de ma vie, je ne l’aurait pas cru, enfin pas sûre…

Si j’avais imaginé un seul instant que ce moment allait avoir un tel résultat 17ans plus tard, j’aurais ri de ma naïveté de midinette…

Et pourtant, 17 ans plus tard on est toujours là. Mieux que ce que j’aurais pu imaginer ce soir là.  

Les plus cyniques rigoleraient s’ils me voyaient dans mon « là » réel  et ils pourraient… 

Actuellement je me demande si mon rafistolage de vernis (pas le temps pour une vraie manucure) est sec et s’il va tenir plus de 2h et pourquoi mon poisson pour le repas n’est pas décongelé. Tout cela en notant dans un coin de a tête que je n’ai pas ressorti les protections et la trotinette pour le cours de sport du MiniMoy, ni demandé à LaCrapule si son maillot de bain était encore à sa taille pour la reprise demain. En même temps je tente un plan de sauvetage de mon riz trop cuit et j’essaye de passer une commande de pizza ou japonais pour boire avec la bouteille de champagne qui n’est peut être pas au frais… Histoire de faire une tentative de repas en amoureux pour fêter nos 17 ans d’amour!

Mais moi je vois dans mon « là »une jolie tribu bruyante, intéressante, énergisante (autant que fatigante avouons le)! 

4 beaux enfants qui vont bien, un époux marrant et aimant (et de plus en plus beau en vieillissant, ce qui ne gâche  rien!)

Une maison joyeusement en bordel, reflet de nos cervelles remplies d’envies, de projets et de « et si… »

Une vie remplie de rires, de blagues plus ou moins réussies, de créativité, de découvertes… bref, une vie remplie de joie!

Je vous laisse, le dîner est presque servi et il me reste quelques documents administratifs à remplir avant la rentrée demain! 

La « vieille » de la salle d’attente…

Ce soir, PapaCoq n’était pas là. 

J’étais pliée en deux, j’avais mal au ventre. Je devais voir le médecin. Il consulte le vendredi de 17h30 à 19h30. Il nous connaît par coeur, il se souvient du moindre de nos bobos, même quand on le croise dans la rue. Cet homme est incroyable d’humanité. Mais sa perfection à un prix… L’attente ! Il faut compter 20 à 30 minutes par patient, parfois un peu plus. 

Seule avec 4 enfants en pleine santé (pour une fois) j’avais préparé un repas rapide et diététique (une pizza aux légumes quoi) et ils ont pris des jeux, des coloriages et des bouquins.

 En arrivant en salle d’attente il y avait 8 personnes devant nous. Il était 19h29. 

Le silence régnait dans cette grande pièce et les regards se sont posé sur nous, comme pour chaque nouvel arrivant. Puis il y a eu le « comptage » parce que 4 enfants ce n’est pas facile à dénombrer d’un seul coup d’oeil. 
J’ai eu peur. Il y avait trois personnes âgées, un homme en costume à l’air si sérieux, une femme qui semblait épuisée, un couple avec une enfant assise en silence et d’autre que je n’ai pas bien identifié car mon bilan rapide a été interrompu par des manteaux à retirer, le SiMignon qui se débattait dans sa poussette, la MiniMiss qui cherchait frénétiquement ses feutres, LaCrapule qui lorgnait la dernière place assise restante pour s’y affaler et lire son livre et le MiniMoy qui avait déjà sorti tous ses jouets au sol. 

La petite fille les a rejoint, il y a eu quelques tours des legos géants mis à disposition qui se sont écroulées dans un vacarme inouï, un SiMignon chipant l’avion de son frère tournoyant dans la salle d’attente avec de nombreux bruitages, des allers et venues aux toilettes, des disputes pour les feutres, des éclats de rire en se regardant. Mais tout cela dans une sorte de calme. Les patients restaient plongés dans leurs torpeurs. Celle du vendredi soir après une semaine trop remplie. Ce calme où une mère de famille arrive à lire un livre plusieurs pages d’affilée.

Il y a eu cette femme âgée qui tenait scrupuleusement ses radios tout contre elle. Elle observait, ne disait rien. 

Ma parano et moi, on s’est demandé ce qu’elle pensait. Peut-être était-elle comme cette autre femme qui une fois avait dit à son mari dans le silence de cette même salle d’attente « regarde moi ça… 4 enfants… Quand-même ! Encore une qui ne travaille pas » 

Pour une fois, je ne m’étais pas laissé faire et je lui avais répondu gentiment que je travaillais. On avait un peu échangé et elle s’était radoucie. 

Mais là avec ma compagne de toujours on se tenait à l’affût !

Puis son tour est arrivé. Elle s’est levé et a rejoint le médecin sans rien dire, ses examens toujours près d’elle. J’ai baissé la garde, il n’y avait plus rien à craindre…

30minutes plus tard, elle est sortie et à lancé un au revoir à la cantonnade. Le salut de la liberté que lance souvent les patients soulagés de retrouver la douceur de leur foyer. 

La main sur la poignée, elle s’est ravisée, elle a fait demi-tour, très droite, a traversé la salle d’attente et est venue me voir, tout près, elle s’est penchée et m’a chuchoté 

« Madame, vos enfants sont adorables. Ils sont beaux et vraiment très mignons. J’ai observé votre fils ranger patiemment toutes les revues. Vraiment ils sont très mignons. Bravo! »

Épuisée comme je suis, j’en aurais pleuré d’émotions. Ces bougres d’enfants ont même pensé à la remercier (double envie de pleurer et ouverture du campagne dans ma tête). 

Elle est repartie toujours aussi droite. Saluant à nouveau l’assemblée et je suis restée là souriant bêtement (en même temps je n’allais pas partir, il restait encore 4 personnes devant nous !)

Alors madame, merci. A 21h vous avez éclairé ma longue soirée attente d’un grand rayon de soleil, vous avez balayé d’un revers de main ma peur d’être jugée et vous avez redonné confiance à mes enfants qui commençaient à en avoir marre.

Et merci à PapaCoq qui a pu rentrer et me délester de 4 enfants 😉 

Allez, plus que 2 patiens avant moi !

Blagueuse culinaire

😂Souvent quand je discute avec PapaCoq de mes projets culinaires, il me demande si c’est une blague ce que je lui raconte.

Parfois, quand je me lance en cuisine et que je vois le résultat je me dis « mais c’est une blague! » Je me dis la même chose d’ailleurs quand le détecteur se fumée se met en route. Les voisins eux doivent se dire « encore pffff ».  Lire la suite

Et les voeux alors? 

PapaCoq, LaCrapule, le MiniMoy,  la MiniMiss et le SiMignon  se joignent à  moi pour vous dire merci de votre présence  ici, de vos gentils commentaires. On vous souhaite de vivre une belle année ! 

A très vite !

Les « tickets compliment » et « tickets câlin »

Dans le quotidien d’une famille nombreuse il y a des « je t’aime » qui fusent, des bisous qui claquent, des gentillesses hurlées d’une pièce à l’autre, des mots doux sussurés à l’oreille…

Mais il y aussi quelques disputes, des reproches, des coups de fatigue et bien trop de « j’ai pas le temps »!

Alors quand j’ai lu le billet de Marjolimaman sur ces tickets Câlin, j’ai eu envie de faire pareil! 

J’ai alors réalisé plusieurs coloriages. Les enfants ont pu se les approprier en les coloriant. Je les ai plastifié et maintenant ils savent qu’en cas de besoin, ils peuvent nous présenter leur ticket et on s’arrêtera quelques instants même si le dîner brûle (on n’est plus à un signal d’incendie près avec nos détecteurs de fumée)

Regardez, même le SiMignon a fait le sien 

Et il se sert pour quémander un câlin de plus. 

Voici nos tickets « vierges » que vous pouvez enregistrer:

Quelques jours après LaCrapule s’énervait car j’avais félicité son frère qui venait de lire quelque chose. Elle a râlé en disant qu’on ne l’applaudissait pas quand elle lisait et qu’on ne lui faisait jamais de compliments. 
Après lui avoir énuméré la liste des compliments qu’elle avait reçu dans la journée, j’ai eu envie de garder des traces des compliments qu’on peut faire à nos enfants. L’idée des tickets câlin étant toute fraîche, je suis repartie sur des tickets: « mon ticket compliment ». Chacun a sa couleur et un petit dessin le représentant. 

On les a imprimé en masse 

Ils ont adoré lire leurs petits compliments. Ils en étaient même un peu gênés alors qu’ils ne réagissent pas quand on leur dit… 

Et chez vous, des petites astuces pour garder le positif et prendre du temps avec vos enfants?

La couverture en pixels Yoda

C’est l’histoire d’un plaid né de mon imagination un peu folle.

Un projet qui semblait vraiment sympa à faire. Il s’est avéré un peu trop énorme mais je l’ai fait !

Un véritable défi quand on sait que je n’ai aucune patience et que je déteste la minutie (trop long, trop fatigant)

Pour vous donner une idée de ce projet colossal, voici la couverture Yoda en quelques chiffres :

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